La pratique de l'aïkido

Pour son fondateur, Morihei Ueshiba, l’aïkido n’était pas considéré comme un sport, mais plutôt comme du « Misogi-Waza » (traduction libre : « mi » : corps ; « Misogi » : écorcher, râper, couper le corps).

Il n’y a pas de compétitions en aïkido !

Les partenaires travaillent ensemble afin que chacun puisse perfectionner sa technique. Les passages de grade s’obtiennent par la démonstration de diverses techniques, sans que les partenaires ne s’affrontent en tant qu’adversaires.

Les séances d’entraînement consistent en grande partie en kata-geiko : les rôles de l’attaquant et du défenseur sont fixes, tout comme les techniques d’attaque et de défense, qui sont généralement prédéfinies.

Ce n’est qu’une fois que l’on est devenu un pratiquant d’aïkido confirmé que l’on commence à s’affranchir peu à peu des formes ; dans un premier temps, par exemple lors des entraînements libres, l’attaque et la défense ne sont plus strictement imposées ; par la suite, on commence à dépasser la répartition des rôles entre uke et tori.

Alors que dans certaines écoles, on ne parle de kata que dans le cadre du bokken et du jo, dans la plupart des écoles d’aïkido, les kata pratiqués avec un partenaire, c’est-à-dire le kata-geiko, constituent la forme d’entraînement principale.

L’aïkidoka veille à acquérir une certaine liberté dans ses propres mouvements et à ne plus réfléchir à chaque geste. Les enchaînements de mouvements doivent s’ancrer dans son subconscient.

Une pratique régulière améliore la souplesse et, grâce à des enchaînements de mouvements complexes, favorise la concentration, la coordination, la motricité globale et fine, ainsi que le bien-être physique et mental.